amenai technologies opère désormais aux États-Unis.
Nous l’avons annoncé en juin : Innealta LLC, société du Massachusetts, opère sous le nom commercial déposé « amenai technologies, USA » en tant que distributeur agréé d’ELA, notre plateforme qui ancre les grands modèles de langage dans des corpus documentaires vérifiés, avec Tom O’Hare à sa direction. Le périmètre couvre nos deux mondes : l’aéronautique et le maritime.
Un principe a traversé l’Atlantique avec nous. En France, nous disons à nos clients que leurs données sont conçues et hébergées en France, sous leur contrôle. Aux États-Unis, le même engagement s’applique en miroir : les clients entreprises américains disposent d’une option d’hébergement des données sur le sol américain. La souveraineté n’est pas une particularité française ; c’est ainsi que l’IA gagne la confiance des industries réglementées, de chaque côté de l’océan.
La preuve est déjà en mer
Il ne s’agit pas d’un projet en attente d’un premier client. Le moteur travaille déjà dans les eaux américaines.
Ask Captain est la fonction de questions-réponses de Boater Briefer, l’application compagnon des plaisanciers sur iOS et Android. Derrière elle tourne le même moteur ELA que nous avons présenté le mois dernier sur les manuels de maintenance d’un Beechcraft T-34A de 1958. Cette fois, il est pointé vers 51 publications réglementaires et de sécurité maritimes américaines, près de 5 820 pages :
- les Coast Pilots de la NOAA, le compagnon de navigation en dix volumes des eaux côtières américaines ;
- les manuels de règles de navigation de l’US Coast Guard ;
- le guide des exigences fédérales pour la plaisance ;
- les guides de conformité de NOAA Fisheries : permis, quotas de capture, tailles et limites journalières ;
- les publications de sécurité : gilets de sauvetage, usage de la VHF, et plus.
Demandez la limite journalière de capture du thon albacore, quel type de gilet retourne un porteur inconscient sur le dos, ou ce qui doit figurer dans un appel Mayday : Ask Captain répond avec la source à portée de doigt. Et quand les documents ne disent rien, il le dit, au lieu de deviner. L’interface elle-même rappelle de vérifier les réponses avec discernement : la décision reste au chef de bord.

Ce qu’il a fallu pour changer de domaine
Voici la partie que nous trouvons la plus intéressante en tant qu’ingénieurs. Pour passer du hangar au port, nous avons changé trois choses : le corpus, le prompt métier et le vocabulaire avec lequel le moteur classe les questions.
Nous n’avons pas changé le moteur. Ni le pipeline d’ingestion, ni la recherche, ni l’ancrage qui rattache chaque réponse à un document et à une page, ni le refus de répondre quand la confiance est trop basse. La discipline que l’aéronautique nous a imposée s’est révélée être le produit : un moteur construit pour rendre des comptes dans un domaine critique se transfère au suivant en changeant de corpus, pas d’architecture.
C’est le vrai sens de ce lancement. Manuels de maintenance aéronautique, réglementation maritime, et demain tout corpus où une mauvaise réponse coûte plus cher que pas de réponse : ferroviaire, énergie, dispositifs médicaux, documentation de défense. Si votre domaine repose sur des documents qui font autorité, le moteur sait déjà les lire.
Nous contacter
Pour ELA aux États-Unis, aéronautique ou maritime : amenai.net/us/contact.
Pour le reste du monde, nous restons là où vous savez nous trouver : amenai.net.
Les réponses citent leurs sources. Les décisions vous appartiennent.